mercredi 3 mars 2010

Prohibition





Quoi de neuf à part qu'ici un simple redoux peut créer l'euphorie?
C'est vrai que maintenant que le soleil se couche a plus de 17h30 et qu'on est moins pressé de rentrer dans son nid douillet on en profite.

Sinon récemment je suis allé à un anniversaire à Vienne dont le dress code était les année 20-30, ambiance prohibition.
J'ai dû investir dans une paire de bretelle et dans un galurin et ca m'a aussi permis d'enfin savoir faire un noeud de cravate.
Les demoiselle étaient toutes vêtues de perles et de chapeaux fleur.
Danser sur de la dance de merde dans cette tenue m'a bien fait rire (ca va deux secondes caravan palace)

J'envisage de prendre des cours d'allemand mais c'est pas gagné : ou c'est trop cher ou c'est pas au bon moment.J'en ai marre de savoir qu'il y a 20 fautes dans mes phrases, même si on me comprend comme ca.

A part ca j'espère faire l'aller-retour Munich pendant les vacances de Pâques en vélo puisque personne ne se bat pour venir me rendre visite.
Sinon il parait que l'autriche était pire que la France aux JO...

jeudi 28 janvier 2010

J'emmerde la planète Terre et Nicolas Hulot





Ici la mode c'est de trier ses ordures : on sépare le plastique du papier, des déchets organiques, du verre et du reste.
Donc dans ma cuisine je me retrouve avec 4 poubelles.
C'est pas si contraignant sauf que la poubelle bio se met vite à refouler sévère et dès que je l'ouvre pour y jeter quelque chose je risque d'y ajouter mes propres sécretions organiques.

En plus avec le temps ici, je m'amuse pas à la sortir tous les 4 matins.
Mais le pire c'est que pour le verre, le plastique et le papier, les conténères sont pas à côté donc je me retrouve souvent à emmener les poubelles en ballade, je me sens vraiment cons dans la rue.
Ca relève d'une vraie organisation pour passer devant la poubelle adéquat.
En plus,le rejet en CO2 de chaque camion qui vient vider un contenere annule l'économie qu'on veut réaliser.
Et d'un autre côté les autrichiens font vraiment aucun effort : il chauffent les bâtiments à mort pour pouvoir se balader en T shirt à l'intérieur et les souvent les grands magasins laissent leur porte ouverte, rien que pour le plaisir de chauffer la rue.
Je pense pas qu'un petit pays de 8 millions d'habitants produise sa propre énergie, de surcroît.

De ce côté de la ligne Maginot, on a toujours utilisé le gaz de manière fantaisiste.

Le point intéressant c'est qu'on réalise que la plupart de nos déchets peuvent être recyclés et que la poubelle à reste est celle que je vide le moins.

Sinon ici ca neige sec.
La saleuse a failli me rouler dessus ce matin.
Comme la priorité est de dégager la route, pour atteindre un trottoir il faut souvent sauter par dessus 40 cm de neige.

J'ai pris en photo mon lycée et les bords de la Vöckla

Sinon je rentre le 11 février et je repars le 18 donc comme d'hab seulement les personnes qui me laissent des messages sur ce blog se verront gratifiées de ma visite.

Bis baba (comme on dit à Vienne)

mercredi 13 janvier 2010

Frohes Neues Jahre


Premièrement une bonne année à ceux qui me lisent mais à qui je ne l'avais pas encore souhaitée.
Ca fait comme si je parlais un peu à mon public, c'est un peu bizarre.
J'ai passé le réveillon à Vienne avec les quelques assistant francais restés pour l'occaz, dans une cité U.

La saint Sylvestre diffère un peu ici, on fait péter des pétards toute la journée donc quand on se promène dans les rues, on se croit un peu à Bagdad.
Donc après le décompte nous sommes allés sur la terrasse de l'immeuble pour voir tout le monde tirer les fusées en plein d'endroits différents : c'est assez bordéliques et donc bien sympa, plus que de se tasser sous le champs de Mars pour se prendre une bouteille de sky vide sur la tronche.

Sinon pour le 6 janvier j'ai préparé une galette des rois maison et invité les côpains.
La tradition ici pour l'arrivée des trois blues brothers de l'orient est que les enfants vont de porte à porte chanter et demander de l'argent pour les pauvres et inscrivent quelque chose sur la porte à la craie pour que les rois nous protègent toute l'année : 20-C+M+B-10
Je vous laisse déchiffrer cette énigme digne du Da Vinci code.
Cette inscription reste toute l'année.

Sinon j'ai enfin trouvé une petite station de ski, à 15 km de la maison, à 15 euros la journée, idéale pour les débutants.
Seul problème, c'est tellement petit qu'on ne peut pas y louer de matos donc seuls les gens équipés pourront en profiter.

lundi 21 décembre 2009

Retour


Après bien des prises de tête pour trouver un moyen de rentrer, j'ai trouvé un train le 24 au soir donc je vais passer le réveillon avec le contrôleur.
Je pense repartir au plus tard le 3 pour profiter de la neige près de chez moi.
Ces temps cis jje suis allé à Prague un weekend, un autre à Salzbourg et j'ai eu l'occaz de visiter rapidement Linz(3e ville d'Autriche et berceau d'Hitler)

Dans les nouvelles très fraîches, il neige vraiment beaucoup ici mais ca va se réchauffer pour repartir le mois prochain donc venez faire du ski dès 2010.

Sinon dans les annecdotes, en allemand, "parler francais" ou "faire un francais" signifie tailler une pipe...
Et quand en classe je parle de la "Grande Arche de la Défense" tout le monde se marre parce que "arsch" ca veut dire "cul", comme dans "arschlore" (trou du cul)

La photo est la vue de mon bureau au lycée.
A bientot

vendredi 4 décembre 2009

Visite privée

Chose promise... Encore mieux que la visite du Louvre sur CD ROM.

mardi 17 novembre 2009

Mauvais Goût






Encore un week end en vadrouille, cette fois ci dnas une station de ski dans le Land de Salzburg chez Lulu, une assistante.
Une soirée du mauvais goût avait été organisé dans la boîte pourrave du coin et donc on s'est équipé à la friperie de VB avant de venir.
Tous les autres assistants invité avait aussi fait l'effort de se sapper comme des sacs.
Autant dire qu'on était les pires de ls boîte.
La musique de merde était aussi au redez-vous, on a même eu droit à la Bamba dance et de l'accordéon techno.
C'est vraiment chouette ce réseau des assistants, je pense qu'on s'est tous bien trouvés.
J'ai jamais vu autant de gens motivé pour se taper du train pour aller à une soirée pourrie.
Et ca permet vraiemt de voir du pays.
Depuis que je suis là, j'ai passé que deux week end à VB, et c'est parce que je recevais du monde.
Je file encore à Vienne cette semaine et dans 15 jours et je rentre en France entre temps.
J'ai un peu l'impression de vivre mon Erasmus avec 5 ans de retard : je fais la fête, je rencontre plein de gens, j'ai pas de soucis de sous et je suis super encadré.
Prochain message, je pense vous montrer mon palace.
Servus !

mardi 10 novembre 2009

Maido!


Ca veut dire bonjour en dialect de Osaka.
C'est aussi le nom de mon nouveau coloc.
En effet, j'ai réalisé qu'un appart était plus confortable avec une petite bouche à nourrir supplémentaire.
Grâce à Juliette, une assisante de francais j'ai donc récupèré cette petite boule de poil, qui me fait pas mal penser au présentateur de Téléchat, celui qui a un bras dans le plâtre.
Avec toutes les conneries qu'il me fait j'ai même plus besoin de la télé.
Et puis ca lui arrive quand même aussi de réclamer sa part quotidienne de câlins.
Il me file pas encore trop d'allergie tant qu'il ne dort pas dans la même pièce que moi.
On va se tenir chaud les longues soirées d'hiver.

Il est fou Aflelou


Grâce à Illian, j'avais déjà passé tout l'été au Japon avec des lunettes scotchée puisqu'il me les avait cassées deux jours avant mon départ.
J'ai perdu la branche en arrivant en Autriche donc j'ai appelé Philippe Starck qui m'a conseillé de la remplacer par un bic thermoformé.
Ca donne du style.
Ca me fait un peu penser à la jambe artificielle de Nikopol de Bilal, faite dans un rail de métro parisien chauffé à blanc.
Je dépose bientôt le brevet.

mercredi 4 novembre 2009

Come back

Achtung!
Je fais un retour éclair en France du jeudi 26 november au dimanche 29, principalement pour récupèrer des affaires et voir mon croche croche qui doit pousser à vitesse grand V.
Je sais pas si j'aurais assez de temps pour voir tous mes fans, aller prenez dès maintenant votre ticket.
Bis Bald

mardi 3 novembre 2009

Le Turbin

Après un petit moisde taf je commence à prendre mes marques et comprendre quelques trucs amusants et différents par rapport à la France.

Premièrement ici on chéie les assistants.
Peutêtre que c'est particulier à Vöcklabruck parce que'ils en ont pas souvent ici mais tout le monde est auxpetits soins avec moi : on veut pasque je bosse trop,j'ai tous mes vendredis de libre, je fais ce que je veux en cours et les profs sont contents de parler francais avec moi.
J'aprecie quand même quand d'autres me parlent qu'en allemand ( certains on pas le choix en fait)
Dès que j'ai un problème, ils le règlent pour moi au lieu de juste m'expliquer comment faire, je suis un peu infantilisé mais c'est parce qu'ils sont gentils.
On sent un peu qu'ils veulent se faire pardonner quelque chose auprès des francais.
Le boulot est vraiment pépère : un cours dure normalement 50 minutes mais il y a toujours une pause de 10 minutes entre chaque donc ca traîne pas mal.
Les profs arrivent souvent á la bourre, décontractés.
Dans la salle des profs, je vois pas grand monde bosser, ils ne font que boire du café et manger des sandwichs en papotant dans une bonne ambiance, mais je pense pas qu'ils fassent des lecons de merde à l'arrache.

Du côté des éleves aussi c'est assez différent : ils gardent souvent la même classe, pour le meilleur et pour le pire, les mêmes profs aussi et ils ont leur salle de classe qu'ils décorent comme ils veulent.
L'école est à eux, d'ailleurs ils s'y balladent tous en chaussons.
Ils ont des sofas un peu partout et on voit même des pubs pour des films ou des fringues sur les murs.
La relation prof-elèves semble assez saine et pas trop basée sur de l'autorité.
Dans mes deux lycées, j'ai quasiment que des filles qui gloussent en me croisant dans les couloirs.
La mode ici est pas mal au sweat à capuche jean slim avec des pompes de skate.
Avec leurs visages parfaits et leurs coupes de beaux gosses les mec me font penser aux Jackass de MTV.
13 heures par semaine, c'est vraiment pas crevant. Ca va pas aider les réputation de branleurs des francais.

mercredi 28 octobre 2009

Crémaillère




Histoire de marquer le coup dans cet appart dix fois trop grand pour moi tout seul, avec Matthieu on a organisé une crémaillère marathon à Vocklabruck ( disons VB ).
Les assistants de francais des autres villes nous ont fait l'honneur de se ramener dans notre patelin pour le we, équipé comme des pros.
Des couchsurfers du coin et des joueurs de mon équipe de volley sont passé.
Au programme, beaucoup de boisson et couchage en mode romano dans mon salon.
Le deuxieme soir on a pu squatter une fete de promo du lycée,avec des ados maigrelets en costume et des nenette habillées pour perdre leur petite fleur quand les profs auront le dos tourné.
J'avais vu ca que dans des films américains, où un gros loser fantasme toujours sur la plus belle des pom pom girl.
Le troisième jour, certains sont rentrés et les plus courageux sont allés au sauna : ici pas de chichi tout le monde a poils, ca faisait un peu film rose norvégien mais bon on etait pas là pour se mater non plus.

Finalement c'était mon premier we dans ma ville puisque les précédents, je les avais passés à Salzburg ou Vienne.

Vous savez maintenant que je peux recevoir pas mal de monde et comme je bosse que 13 heures par semaine, et que j'ai toujours mon vendredi de libre on peut bien en profiter.

lundi 19 octobre 2009

Fuck la Brouk

Hey oui, j'habite bien a Vöcklabruck, ville de 11 000 habitants traversée par cette rivière indomptée qu'est la Vöckla.
Hônnetement c'est mignon, plein de nature et finalement je pense manquer de rien ici.
Y'a un petit centre ville historique, un petit marché et plein de magasins.
Je suis un peu au pays de Candy.
Je suis dans un 40 m2 que me loue une prof de mon lycée et j'ai juste eu à vider ma valise.
Y'avait même déjà les éponges et le pq : royal !
Pour le moment Matthieu squatte chez moi en attendant de récupèrer son appart.
J'ai accès au jardin pour les cafés en terrasse et les barbeuks l'été et pour le moment j'arrive à couvrir toutes les distances à pieds.
Bref ma porte est grand ouverte pour les gens motivé : la ville se situe a 45 min de train de Salzburg.
Je suis déjà dans l'équipe de volley du coin et ca me permets d'apprendre l'autrichien de bad boy.
D'ailleurs je pense que ma semaine va à peu près s'organiser comme ca : semaine pépère à base de volley, cuisine ( j'ai même un four!) et lecture puis le week end ( souvent de 3 jours à squatter dans les autres villes chez les francais.
Sinon y'a des pistes de ski à 20 minutes de la maison et je crois que c'est pas cher, avis aux amateurs...
J'organise une crémaillère marathon de 4jours pendant le prochain week end prolongé pour que les assitants puisse profiter à fond de leur séjour ici.
On va mettre la ville à feu et à sang.

Pas encore mort

Peu de nouvelles ces temps cis puisque mon ordi a officiellement rendu l'âme et cette arrivée en pays inconnu m'a vraiment tenu occupé :
J'ai passé ma première semaine en formation dans un petit village à la montagne où j'ai rencontré plein d'assistants super sympas.
Ca fait une petite communauté et ca me donnera l' occaz de voyager à travers le pays pour leur rendre visite.
La formation en elle même m'a surtout donner l'occaz de me ruiner le bide à la spécialité locale :
le Stürm.
C'est un vin très peu fermenté, donc sucré, rouge ou blanc.
Au fait ca signifie la tempête et ca exprime bien se qui se passe dans ton ventre le lendemain.
Sinon je pensais avoir plus de blocage avec l'allemand mais finalement rien que de réussir à faire une phrase complète m'éclate et je me suis decomplexé avec ces saletés de déclinaisons.
En plus les autrichiens ont l'air plus flexibles sur la grammaire, donc quand j'arrive pas à mettre le verbe à la fin j'emmerde Goethe.
Les gens sont super amicaux et savent tous à peu près parler anglais.
Je sens pas encore vraiment de choc culturel.
Je me suis trouve un pote dans ma ville d'affectation qui bosse dans d'autres lycées.
Il s'appelle Matthieu et aime autant que moi les blagues racistes douteuses.
Bon tout de suite je vous parle de la merveilleuse ville dans laquelle je vis

mercredi 2 septembre 2009

Autumn Leaves







Les japonais aiment le cycle des saisons, a chaque periode ses activites et ses fetes : les feuilles de cerisiers au printemps, les cigales en ete, les erables a l'automne et la neige en hiver.

Ca sent vraiment la fin de l'ete ici, et donc plein de chouettes choses s'en vont avec :
- les feux d'artifice
- la glace pilee au sirop
- le base ball lyceen
- l'encens a la citronnelle contre les moustiques
- les nouilles froides
- la pasteque
- les fetes de quartier

Heureusement que les mini-jupes et la biere sont des valeurs sures toute l'annee.

Avant de rentrer a Tokyo chercher quelques affaires chez Julien et Rie puis prendre l'avion, il me reste a voir Hiroshima. Il parait que c'est de la bombe la-bas et que tout le monde s'eclate.( Guy Bedos big up ).

Je rentre mardi prochain et j'arrive a 18h20 heure camembert au terminal 2f, avis aux fans extremes de mon blog.

lundi 31 août 2009

DAY ELEVEN : Last Ride !

Akashi - Kobe : 5o km



Reveille en pleine nuit par des gosses qui squattaient le parc et qui m'ont pris pour un clodo. Un d'eux s'est approche et m'a reveille en sursaut, ce qui l'a fait flipper aussi. Y'en a meme un qui m'a balance une bouteille en plastique vide apres.

Au petit jour ils sont passe me revoir pour se foutre de moi mais j'etais pas assez reveille pour reagir donc ils se sont lasse.

Encore une visite matinal de parc ( y'avait que ca dans le bled ) , une sieste au bord du lac et je me dirige vers Kobe pour enchainer sur Osaka.

Kobe c'est propre, beau et neuf ( le tremblement de terre date de 10 ans ).
La ville est entre les montagnes et la mer.
Je pensais faire une halte a la plage de Suma pour faire un peu de beach volley mais a 9h du mat , y'a peu de motives.

La fatigue s'est tellement accumulee au cours de ces courtes nuits et de ces longues journees qu'au lieu d'arriver a midi a Osaka je mets 4 heures de plus.
Je traine la patte et je m'arrete tout le temps sous un soleil de plomb.

Comme quoi dans la vie, le plus dur est toujours de finir, pas de commencer.

Donc je visite rien et j'atteins Osaka en fin d'aprem juste a temps pour regarder la demie-finale du base ball a la maison avec Bertrand.

Le bilan de ces deux voyages a velo est que :
- c'est plutot conseille de faire ca avec un velo de cyclisme
-il faut se munir de cartes plus precises pour eviter la montagne et eviter les zones industrielles
- les japs sont prets a vous aider
- il faut vraiment prendre son temps car je mets toujours une semaine a m'en remettre tellement je suis creve

Je pensais revendre mon velo a Osaka histoire d'en tirer de quoi aller au resto au moins.
Puis j'ai retrouve un ancien pote de taff. Pendant la soiree je lui propose de lui donner car il s'est fait voler le siens.
Cool, mon biclo va pouvoir servir a quelqu'un d'autre, ca lui fera une troisieme vie.
Quand on se separe du resto en fin de soiree je m'apercois qu'on me l'a chourre.
Moi, qui me suis fait controle par la police 4 fois...
Ce que Osaka donne, Osaka le reprend.

mardi 25 août 2009

DAY TEN









Ako - Akashi : 80 km



Encore une courte nuit au pays du soleil qui se leve a 5h du mat. Ayant dormi dans le parc de la ville, ca me permet de faire du tourisme ultra-matinal.


Ensuite je me dirige vers Himeji dont le chateau est une des plus beaux du Japon selon moi.


En chemin je m'arrete a cote d'un champ, interpele par la taille enorme d'une espece de poire geante. Je vais voir le vieux paysan qui en a plein sa brouette et il m'explique dans un japonais de campagne qu'en fait ce sont pas des fruits mais plutot un truc sans saveur qu'on prepare avec du vinaigre ou autres assaisonnements. Ca se vend pas tel quel ( de toute facon ca tient pas dans le caddie) Vu le nombre de chicots en or qu'il a , c'est pas avec ce legume la qu'il fait son beurre...


Je me ballade dans la verte campagne jusqu'a me perdre et finir sur la route montagneuse que je voulais a tous prix eviter. Heureusement, c'est un chemin qui borde la mer et la montagne m'offre une ombre rafraichissante.


Instant magique : Je m'arrete en haut d'une montee pour admirer la vue, et croise un motard en vadrouille comme moi. On tape la discute et on decide de manger ensemble dans le coin.


Helas dans ledit coin, pas un resto d'ouvert donc la seule solution est que je m'agrippe a son epaule pour qu'il me tire en moto dans les montees, pour rejoindre le resto le plus proche.


J'ai donc reussi a taper une pointe a 35km sans me fatiguer ( les jambes, parce que l'epaule, elle a pris tout mon poids et celui du velo)


Donc le gentil motard habite a Himeji et il m'offre le repas. Comme il est de repos, je sens qu'il passerait bien la journee avec moi, ce qui me deplairait pas mais je dois un peu me presser pour voir le chateau et essayer d'avancer le plus possible pour rejoindre Osaka.


A ma prochaine visite du Japon on fera du touring en moto ensemble, c'est decide.


Ensuite je visite Himeji ou mon velo me fait le plaisir de crever juste devant le chateau.


Je me pose donc pour essayer de le reparer mais pas moyen de trouver la fuite.


Je me pose sur un banc occupe par trois petites vieilles avec qui je commence a discuter. L'une d'entre elles me donne dans l'ordre : une serviette eponge, une cuisse de poulet, un quartier d'orange et un calecon neuf ( allez savoir pourquoi elle en avait un sur elle)


Puis deux mecs tentent de m'aider a reparer le biclo, l'un deux va meme jusqu'a m'accompagner jusqu'au reparateur le plus proche. Ils sont vraiment cools ces japonais.


Donc une rustine et 1300 yens plus tard ( 1000 de plus qu'a Osaka) je peux enfin aller voir le chateau tranquille.


Enfin je reprends la route pour avoir le moins de bornes a faire jusqu'a Osaka le lendemain. Je roule jusqu'a 22h30 et finis epuise dans le parc de Akashi.






DAY NINE




Kurashiki - Ako : dans les 50 km
Leve a 5h30 apres une super nuit passee sur le beton du parc pour enfants, entre la balancoire et le toboggan.
Comme les magasins du vieux centre ville et le bain public n'ouvrent pas avant dix heures, je tue le temps en mode zombie dans la ville deserte.
Puis enfin je visite le etit quartier pittoresque, avec son canal, ses boutiques a touristes qui vendent de l'artisanat traditionnel (qu'on retrouve aussi a Kyoto ).
Ca vaut quand meme le coup d'oeil.
Puis l'heure du depart sonne.
Je decide de traverser Okayama sans la visiter, c'est une ville sans charme particulier.
Au fait Okayama, ca veut dire colline et montagne.
Donc apres une super ballade de 3 heures en rase campagne je me retrouve bloque a la tombee de la nuit dans une cote de la mort.
Je dois donc prendre le train pour rallier mon lieu de camping sauvage suivant.
Apres un demontage eclair sur le quai, je reussi tout juste a attraper le petit train de campagne.
La gare est tellement petite qu'il n'y a pas de guichet mais juste un distributeur.
Dommage j'ai pas le temps de prendre de ticket.
En descendant a Ako, je vais voir un employe de gare pour lui expliquer la situation et il commence a m'engueuler, en me disant que je dois pas monter avec mon velo comme ca.
(Alors que ca prend pas plus de place qu'une poussette )
Donc quand il me demande de quelle gare je viens pour fixer le prix de mon billet je lui sors une gare a deux station de celle ou je suis arrivee.
Hop, un billet a 75% de reduc!
Ca t'apprendra a raler pour rien Yamamoto!
Une fois en ville, je cherche une source thermale pour oublier les montagnes d'Okayama.
Ako est une petite ville touristique assez riche dont l'economie repose principalement sur les sources chaudes.
En gros , ca veut dire que y'a plus un chat apres 8 heures dans les rues bien propres.
C'etait sans compter sur la HYOUGOU KEN POLICE PATROL...
Instant tragique : Alors que je brulais tranquillement un feu rouge dans cette ville deserte, j'entends dans un haut-parleur : le velo gris ! veuillez vous arreter!
Il faut savoir que depuis le depuis du voyage, j'ai deja subi 3 controles d'identite et verifications du velo ( faut croire que j'ai l'air louche)
Donc de la voiture de police sortent les Laurel et Hardy de la police de proximite.
Ils me demandent pourquoi je respcete pas les feux mais j'ose pas leur repondre que si je le faisais, je serais encore pres de Tokyo...
Ensuite vient le controle des papiers et comme ils ont jamais vu de passeport etranger je leur explique 4 fois ou commencent mon nom et mon prenom.
A chaque fois que Elliot Ness transmet les infos au QG par son talkie-walkie, ca resonne dans celui de Colombo puis dans le megaphone de la voiture donc tout le quartier est au courant que je suis ne dans les Hauts de Seine. (92)
Enfin Manix me fait la morale en me repetant que je dois bien cooperer avec la police parce que ils font leur metier et c'est pas rose tout les jours.
Je devais avoir l'air recalcitrant en short-claquettes.
Bref, ca a pris 20 minutes pour 3 fois rien mais desormais les rues d'Ako sont sures.
Enerve, j'ai abandonne l'idee du bain pour squatte le parc municipal afin de partir le plus vite possible le lendemain.

lundi 17 août 2009

DAY EIGHT


Hikata - Kurashiki : a peu pres 80 km ( mon compteur m'a lache )




Debout a 5 heures car les moustiques ont ete tres actifs pendant la nuit. Comme je suis O+ y'en a pour tout le monde...
Je fais du cross dans les fourrees pour sortir du camping sans payer.
Je me dirige vers le port pour voir le lever de soleil.
Je discute avec un vieux pecheur qui m'apprend que je peux pas retourner sur le Honsu en velo en passant par le pont et me conseille donc de prendre le ferry a Takamatsu.


Au fait je vous passe les details geographiques parce que le Japon est au programme de Terminale et qu'il est tombe au Bac l'annee ou je l'ai passe.
Et puis google map est la pour ceux qui dormaient pres du radiateur.
J'enchaine 40 km dans la pure campagne japonaise, je traverse des champs de the et de riz.
En y reflechissant mieux, le debut du voyage pouvait pas etre tres beau vu que je traversais peut etre la zone la plus industrialisee du pays.
Mais Shikoku c'est la vrai campagne!

Pendant la traversee en ferry, j'en profite pour regarder un peu le base ball lyceen, une equipe d'Osaka joue ce jour ci.
Si elle gagne la compet, j'imagine pas le feu en ville.

De retour sur le Honshu, dircetion Kurashiki, ville reputee charmante pour son vieux quartier plein de touristes et tout ses chats qui se balladent librement.

Instant magique : En chemin je m'arrete devant une maginfique plage pour piquer une tete.
Il y a presque personne, le sable est fin et l'eau a temperature ambiante.
Cependant, a mon arrivee un mec me regarde bizzarement et me quitte pas des yeux.
Quand je me baigne, il me surveille l'air de dire " toi tu vas tripoter mes enfants dans l'eau"
Puis je me pose sur ma serviette et il vient me voir.
Il me demande si j'ai faim et d'ou je viens. Il me propse des nouilles sautee.
En effet, le type passe trois jours sur la plage avec ses enfants et a apporte tous le matos de camping avec lui.
En fait il etait super sympa, on a bu du the bien frais ensemble.
J'ai joue avec ses enfants, on a fait du bateau gonflable et enterre dans le sable un des garcons pour faire un transexuel des sables :
C'est comme un bonhomme de neige sauf qu'on contruit a la fois les Robert et le complet trois pieces.
Bref j'etais en vacances.

Ensuite je me suis attarde dans les montagnes pour atteindre un belvedere ce qui fait que je suis arrive en pleine nuit a Kurashiki.
J'ai dormi dans un petit parc a la belle a meme le beton.
Il fait tellement chaud que je suis juste en calecon, si une meme promene son chien dans le parc au petit matin je vais avoir l'air fin...

DAY SEVEN

Tokushima - Hikita : 50 km





A pres le festival de danse, je me retrouve seul, Bertrand et Masae rentrent a Osaka tandis que je reprends la route.
Je passe la matinee en ville et je vois le festival se demonter,c'est un peu triste.
Ensuite je decide de faire l'ascension du Bizan a pied, montagne indomptee qui culmine fierement a 650m. La vue sur la baie est impressionante, c'est le genre de photo a prendre quand on a bon bon appareil, c'est pas mon cas.
Uen heure apres je quitte la ville.
Mon voyage prend une nouvelle dimension car j'ai plus de tente.
Pour respecter l'anonymat de Bertrand Grosse, je ne dirai donc pas que c'est Bertrand Grosse qui l'ai oubliee chez Masae. On a donc dormi tous les trois a la belle pendant le festival dans un parc.
Sauf qu'en mode solo c'est un peu plus craignos...
Je me dirige a Naruto pour voir les tourbillons.
En effet, Naruto est pas seulement le nom d'un ninja qui mutliplie les pains et les clones, mais c'est le nom de la ville a cote des tourbillons de la mer du Japon. C'est en rapport a la spirale qu'il porte au nombril je pense.
Ca veut dire la porte qui gronde.
Manque de bol en velo c'est pas accessible et la nuite tombe vite ici donc je m'empresse de trouver un camping a squatter...
Arrive a Hikita, je m' intrduis en mode ninja a velo et me pose devant le lac.

PHOTOS!

Par chance je suis dans un cyber cafe ou je peux charger mes photos sur le blog donc je les envoie restropectivement depuis le debut.
C'est pas beau ca?