lundi 10 août 2009

Combini, mon ami
















Le combini c'est quoi?
C'est l'abreviation de convenience store.
C'est la superette japonaise, ouverte H 24 ou l'on trouve vraiment tout pour pas si cher :
- de la bouffe, chaude et froide
- a boire
- des magazines
- de la papetterie
- des fringues


Bref si a 4heures du mat vous voulez acheter de l'anti-moustique, payer votre facture d'eau ou manger une glace ou une soupe, y'a qu'a faire 100 metres et vous en trouverez un.
Tout le monde y squatte.

Plusieurs chaines se partagent le marche.
Mon prefere est le Family Mart parce que les caissieres y sont toujours mignonnes.
Ca doit etre une condition d'embauche.
Apres, celle du AmPm sont pas trop moches non plus.
Celles du Lawson et du 7 eleven sont toutes vieilles, ca doit etre des titulaires.
J'y vais principalement pour y manger :
- des melon pan ( y a pas de melon dedans )
- des cream pan ( fourres a la creme castard )
- des ampan ( fourres a la creme de haricots rouges )
- des yakisoba pan ( au nouilles sautees )
- des nuggets
- des soupes instantanees
- des brioches vapeurs
- du cafe au lait froid
Tout ca est pas tres bon pour la sante mais c'est un plaisir tres regressif.
Faut que je remonte sur le velo pour evacuer toute cette crasse de mes arteres.





mercredi 5 août 2009

Tadaima!






Tadaima, c'est l'expression qu'on utilise quand on arrive a la maison.

Le bilan apres cette dure semaine de velo est le suivant :
- les routes nationales sont moches et bordees d'usines, de rafineries et autres magasins de destockage. C'est comme passer ses vacances a Courtaboeuf.
En plus elles sont bruyantes et les camions passent trop pres de moi.
Du coup j'ai pas trop envie de trainer et je bourrine toute la journee.

- Voyager en velo me permet pas trop de flaner d'une ville a l'autres, je passe dans des villes mais je ne m'y arrete pas.

-Pour la suite je dois prendre plus mon temps, moins penser a ma moyenne et visiter plus.
Si je suis trop en retard pour arriver a Fukuoka je prendrai le train.
Malgre tout j'ai quand meme envie de continuer pour avoir la chance de voir de beaux paysages et de faire plein de rencontres. C'est peut etre du masochisme.
Donc il me reste encore une dizaine de jours a passer a Osaka, avant d'aller avec Masae au festival de danse d'Awaodori a Tokishima d'ou je repartirai en velo direction le Kyushu.
Ce festival ressemble un peu au carvaval bresilien, les differentes ecoles de danse defilent et s'affrontent dans la rue.

D'ici la je vais voir un des plus grands feux d'artifice du Japon sur les bords de la Yodogawa.
J'irai aussi voir les phases finales nationales de base ball lyceen.

Y'a tellement de frucs chouettes l'ete au Japon.
Et puis a Osaka, je peux me gaver des specialites locales : les okonomiyaki ( crepes japs ), les takoyaki ( boulettes de poulpe ) et manger toutes sortes de nouilles froides (fait chaud ici ).

Donc je pense qu'il me reste encore 1000km jusqu'a Fukuoka mais d'etre arrive jusqu'a Osaka en si peu de temps, sans blessure ni accident est deja ma grande fierte. Personne me croit que je le raconte ici.

Ensuite j'essayerai de revendre mon velo et de rentrer en bus ou en train a Osaka puis a Tokyo le mois prochain.

C'est le moment de passer commande si vous voulez que je vous rapporte un souvenir d'ici.

vendredi 31 juillet 2009

DAY SIX

Kuwana - Osaka : 87 km

Petit dej a la jap pour bien tenir au corps : -riz
-omelette
- miso soupe
- poisson grille
Les gens qui m'herbergent partent au boulot a 7 heures donc j'ai pas trop le choix et je me retrouve en selle a une heure ou on ferait mieux de faire autre chose un samedi matin.
Je traverse quelques rizieres agreables a voir, sur des routes desertes a cette heure ci.
Puis enfin je retrouve ma nationale preferee avec ses restos-route et ses usines et autres entrepots.

Je sais deja que j'aurai des montagnes a affronter donc je prevois de demonter mon velo a la premiere gare venue des que ca monte trop.
J'aurais bien essaye d'en grimper une ou deux dans d'autres circonstances mais avec ce velo la et tout mon matos je prefere meme pas y penser.
Je decide de prendre le train a Kameyama ( montagne de la tortue, car en effet le tort tue...), direction Nara, la capitale historique du Japon, connue pour ses biches en liberte et son bouddha geant.
C'est pas Bambie qui m'accueille mais la pluie en fon de compte.
Remontage express de la becane pour les 40 km restants alors qu'il me suffisait de rester dans le train et payer 400 yens de plus pour arriver a Osaka.
Parfois me je demande si obstination est pas synonyme de stupidite.
En plus, malgre le raccourci en train, il me reste quand meme de la montagne pour le dessert.
C'est finalement sur cette portion de route que je vois les paysages les plus sympas : de la montagne mais pas trop, des rivieres presques sauvages, des patelins pas trop defigures et plein de temple sur le passage, on est a Nara quoi.

Une fois enfin arrive dans l'enceinte d'Osaka, je crie de joie sachant qu'il reste quand meme encore une heure de route.
Mais le principale est que je suis chez moi.
C'est ma ville, avec ses grand-meres de 1m10 qui roulent a tricyle, les gamines sapee en jogging- claquette, a deux sur le velo et le doux son du patois local a mes oreilles.

Quand j'arrive en bas de chez Masae, je suis accueilli par une fete de quartier, les gens sont habilles en kimono d'ete et se prepare a aller manger des grillades aux stands des rues qui menent au temple du coin.
Ce sont les saveurs de l'ete au Japon, les fete et les feux d'artifice.
Quand Masae me retrouve, elle me dit qu'elle s'attendait a ce que je ressemble plus a un clodo que ca...

Insant magique : le milk shake a la vanille de Mc Donald
Puis toutes les bieres qu'on s'enchaine dans la soiree.

Je suis a la maison, je peux bruler mon velo.

mercredi 29 juillet 2009

DAY FIVE

Pentenjima - Kuwana : 140 km
En restant quelques jours a Shuzenji, les parents de Rie m'ont donnes les contacts de personnes habitant entre chez eux et Osaka au cas ou je voudrais passer les voir et profiter de leur hospitalite.
Une de ces connaissances est pres de Nagoya, a Kuwana.
Donc je me dirige premierement a Nagoya pour aviser ensuite.
Nagoya etant une ville sans trop de charme, reputee pour ses moult usines ( Toyota n'est pas loin ) je sais que ne me m'y attarderai pas pour une visite.
La route que j'emprunte est une nationale de merde, bordee comme d'hab de stations essences, d'usines d'emballage ou de fabriques de trucs qui puent.
Beaucoup de camions passent et en fin de journee j'ai l'impression d'avoir fait un calin a un tuyaux d'echappement.

Instant magique : pendant la route, je croise trois fois un mec comme moi a velo. Tantot je le double, tantot c'est lui qui me depasse parce qu'il a un velo de course.
Arrive a Nagoya, on se recroise a un feu et on tape la discute tout en roulant.
Le gars venait du meme endroit que moi et passe Nagoya, il lui reste encore 2 heures de route mais dans une direction differente de la mienne.
C' est amusant que ca ne soit qu' au bout de 100 bornes qu'on se parle.
De toute facon ca aurait ete impossible de faire la route cote a cote sur la nationale.
Bref on passe 20 min ensemble avant de se souhaiter bon courage mutuellement.

Ensuite, je telephone au gars de Kuwana.
Il me dit de passer et m'apprend qu'il me reste encore 1heure et demie jusqu'a chez lui ( j'ai deja 100km dans les pattes)
Je fonce en me disant que son estimation est a la hausse. Au bout d'une heure je m'arrete pour demander a un combini combien il me reste de km mais la nana me dit qu'elle a jamais entendu le nom de la ville.
Le nuit tombe et il flotte.
Je repars pour une heure de plus et commence a maudire le pere de Rie et le mec qui m'attend.
Un moment je realise meme que je change de departement : j'enrage !
Mais je me dis quand meme qu' un bon repas et une douche m'attendent la-bas.
Donc finalement apres 2heures et demie de rab depuis Nagoya j'arrive a la gare de Kuwana.
Le mec m'attendait depuis une heure ( a cause de son estimation foireuse) et me ramene avec mon velo dans son monospace.
Je vide son frigo, prends une douche et son epouse me fait meme ma lessive.
J'apprends que c'est un pote de lycee du pere de Rie et qu'il ne se sont pas vu depuis presque 30 ans, ouf!
Ca vous arrive vous d'heberger des connaissances de potes de lycee que vous n'avez pas vu depuis aussi longtemps?
Comme quoi ca valait le coup de souffrir un peu plus...

mardi 28 juillet 2009

DAY THREE - DAY FOUR

Shuzenji - Shizuoka : 100 km
A partir de maintenant, c' est la ligne droite jusqu' a Osaka ou m' attends Masae.
J' esquive la grosse route nationale pour longer la cote. Comme d' hab, du vent a decorner les boeufs sur une bonne partie de la route.
Je m' arrete a Shimizu ( qui veut dire eau bleue ) pour une petite trempette et je repars frais comme un gardon.
A part ca rien de special j' ai juste bourrine toute la journee.
Je campe dans un parc a Shizuoka.
Shizuoka - Pentenjima : 145 km
Encore de la cote au programme puisque si je m'enfonce dans l' ile je vais me taper de la montagne.
Je commence a en avoir marre de croiser que des stations essences, des rafineries et autres usines de recyclage.
Donc je trace au plus vite.
J' arrive le soir dans une petite ile ou je trouve un bain publique dans un hotel.
J' en profite vraiment pour me refaire une sante, mon velo est bas donc j' ai le dos casse toute la journee et mes jambes sont jamais tendues.
Je dois etre le client le moins classe de l' hotel, avec mon bronzage marcel et ma degaine de clodo.
Ensuite je trouve un petit camping pres de la riviere mais pour economiser mes sous, je pose ma tente dans un coin ou personne ne peut me voir, derriere la cloture.
Comme ma tente est dans les couleurs sombres, je l' installe comme un clande.
Courage Jerome, la biere coulera a flots quand tu seras a Osaka.

DAY TWO


Kamakura - Shuzenji : 75 km
Reveil a 5 h du mat par les pelleteuses sur la plage.
Pas grave, plus tot parti, plus tot arrive.
Je prevois de longer la cote le plus possible pour profiter du paysage mais un vent de ouf me fait presque faire du surplace.
La route que j' emprunte est super pentue et etroite, donc toute les voitures me frolent.
Apres presque 30 bornes dans cette ambiance, je perds espoir et decide de m' arreter a la premiere gare venue pour faire une pose.


Insant magique : enerve, epuise et demoralise par la route du matin je m' assois devant la gare.
C' est la qu' un type m' aborde et me demande si je fais pas du touring.
Je jette un coup d' oeil et remarque qu' on a la meme degaine :
- chaussures trouee - check !
- ongles crassseux - check !
- moustache de vieux chinois - check !
Je lui reponds que oui et j' apprends que ce mec a fait le tour du Japon en velo de Okinawa a Hokkaido en 3 mois et demis.
Il a aussi grimpe le mont Fuji plein de fois.
Il m' explique ou sont les coins montagneux, comment demonter son velo pour pouvoir prendre le train, m' aide a reparer mon frein, bref il me redonne confiance en moi.
Je realise que je suis pas le seul a aimer galerer et qu' il a fait bien pire.
On papote presque deux heures puis je decide de prendre le train pour traverser les montagnes du coin.
J' arrive a Mishima, remonte le velo et arrive a Shuzenji a la tombee de la nuit.
Comme Julien et Rie n' y sont pas encore je campe pres de la riviere devant le mont Fuji.

Le lendemain matin, en demontant ma tente, une petite vieille vient discuter avec moi, puis elle rentre chez elle et revient avec un jus de fruit et des boulettes de riz qu' elle a specialement faites pour moi.
La classe.

lundi 27 juillet 2009

DAY ONE


Tokyo-Kamakura : 80 km

Depart a l' aube avec un peu plus de 10 kg de matos sur le velo.

J' emporte avec moi un guide de motards de la region, ou sont indiques les coins pour camper, les bains publiques et les routes detaillees. Mais le relief est pas trop precis parce que en fait en moto ou s' en fout un peu des montagnes, hein?! Ca fait rire un peu les montagnes en moto?!

Hey bah eb velo c' est pas rigolo.

En plus j' avais rendez- vous avec le couple de vieux que j' avais rencontre le jour de mon arrive pour qu' ils me fassent visiter Kamakura donc j' ai trace du mieux que j' ai pu pour pas trop etre en retard.

J' arrive crasseux et crame par le soleil la-bas et ils m' attendaient tranquillement a la gare.

On a visite plein de sanctuaires shinto et on est tombes sur une ceremonie de mariage.


Instant magique : apres la visite, on est alles manger des sobas frais et boire une biere.

Au moment de manger les nouilles, ils ont fait des bruits de SLUURPs vraiment trash.

Je sais que les japs font du bruit en mangeant les nouilles mais la, d' avoir le spectacle en stereo en face de moi ca m' a surpris.

Ensuite, pendant la discute, a cause de la biere, ils m' ont rote au visage deux trois fois, l' air de rien.

C' est mignon les vieux.

Ils etaient vraiement super gentils.


J' ai le soir campe sur la plage apres un petit bain de minuit.