mercredi 28 octobre 2009

Crémaillère




Histoire de marquer le coup dans cet appart dix fois trop grand pour moi tout seul, avec Matthieu on a organisé une crémaillère marathon à Vocklabruck ( disons VB ).
Les assistants de francais des autres villes nous ont fait l'honneur de se ramener dans notre patelin pour le we, équipé comme des pros.
Des couchsurfers du coin et des joueurs de mon équipe de volley sont passé.
Au programme, beaucoup de boisson et couchage en mode romano dans mon salon.
Le deuxieme soir on a pu squatter une fete de promo du lycée,avec des ados maigrelets en costume et des nenette habillées pour perdre leur petite fleur quand les profs auront le dos tourné.
J'avais vu ca que dans des films américains, où un gros loser fantasme toujours sur la plus belle des pom pom girl.
Le troisième jour, certains sont rentrés et les plus courageux sont allés au sauna : ici pas de chichi tout le monde a poils, ca faisait un peu film rose norvégien mais bon on etait pas là pour se mater non plus.

Finalement c'était mon premier we dans ma ville puisque les précédents, je les avais passés à Salzburg ou Vienne.

Vous savez maintenant que je peux recevoir pas mal de monde et comme je bosse que 13 heures par semaine, et que j'ai toujours mon vendredi de libre on peut bien en profiter.

lundi 19 octobre 2009

Fuck la Brouk

Hey oui, j'habite bien a Vöcklabruck, ville de 11 000 habitants traversée par cette rivière indomptée qu'est la Vöckla.
Hônnetement c'est mignon, plein de nature et finalement je pense manquer de rien ici.
Y'a un petit centre ville historique, un petit marché et plein de magasins.
Je suis un peu au pays de Candy.
Je suis dans un 40 m2 que me loue une prof de mon lycée et j'ai juste eu à vider ma valise.
Y'avait même déjà les éponges et le pq : royal !
Pour le moment Matthieu squatte chez moi en attendant de récupèrer son appart.
J'ai accès au jardin pour les cafés en terrasse et les barbeuks l'été et pour le moment j'arrive à couvrir toutes les distances à pieds.
Bref ma porte est grand ouverte pour les gens motivé : la ville se situe a 45 min de train de Salzburg.
Je suis déjà dans l'équipe de volley du coin et ca me permets d'apprendre l'autrichien de bad boy.
D'ailleurs je pense que ma semaine va à peu près s'organiser comme ca : semaine pépère à base de volley, cuisine ( j'ai même un four!) et lecture puis le week end ( souvent de 3 jours à squatter dans les autres villes chez les francais.
Sinon y'a des pistes de ski à 20 minutes de la maison et je crois que c'est pas cher, avis aux amateurs...
J'organise une crémaillère marathon de 4jours pendant le prochain week end prolongé pour que les assitants puisse profiter à fond de leur séjour ici.
On va mettre la ville à feu et à sang.

Pas encore mort

Peu de nouvelles ces temps cis puisque mon ordi a officiellement rendu l'âme et cette arrivée en pays inconnu m'a vraiment tenu occupé :
J'ai passé ma première semaine en formation dans un petit village à la montagne où j'ai rencontré plein d'assistants super sympas.
Ca fait une petite communauté et ca me donnera l' occaz de voyager à travers le pays pour leur rendre visite.
La formation en elle même m'a surtout donner l'occaz de me ruiner le bide à la spécialité locale :
le Stürm.
C'est un vin très peu fermenté, donc sucré, rouge ou blanc.
Au fait ca signifie la tempête et ca exprime bien se qui se passe dans ton ventre le lendemain.
Sinon je pensais avoir plus de blocage avec l'allemand mais finalement rien que de réussir à faire une phrase complète m'éclate et je me suis decomplexé avec ces saletés de déclinaisons.
En plus les autrichiens ont l'air plus flexibles sur la grammaire, donc quand j'arrive pas à mettre le verbe à la fin j'emmerde Goethe.
Les gens sont super amicaux et savent tous à peu près parler anglais.
Je sens pas encore vraiment de choc culturel.
Je me suis trouve un pote dans ma ville d'affectation qui bosse dans d'autres lycées.
Il s'appelle Matthieu et aime autant que moi les blagues racistes douteuses.
Bon tout de suite je vous parle de la merveilleuse ville dans laquelle je vis

mercredi 2 septembre 2009

Autumn Leaves







Les japonais aiment le cycle des saisons, a chaque periode ses activites et ses fetes : les feuilles de cerisiers au printemps, les cigales en ete, les erables a l'automne et la neige en hiver.

Ca sent vraiment la fin de l'ete ici, et donc plein de chouettes choses s'en vont avec :
- les feux d'artifice
- la glace pilee au sirop
- le base ball lyceen
- l'encens a la citronnelle contre les moustiques
- les nouilles froides
- la pasteque
- les fetes de quartier

Heureusement que les mini-jupes et la biere sont des valeurs sures toute l'annee.

Avant de rentrer a Tokyo chercher quelques affaires chez Julien et Rie puis prendre l'avion, il me reste a voir Hiroshima. Il parait que c'est de la bombe la-bas et que tout le monde s'eclate.( Guy Bedos big up ).

Je rentre mardi prochain et j'arrive a 18h20 heure camembert au terminal 2f, avis aux fans extremes de mon blog.

lundi 31 août 2009

DAY ELEVEN : Last Ride !

Akashi - Kobe : 5o km



Reveille en pleine nuit par des gosses qui squattaient le parc et qui m'ont pris pour un clodo. Un d'eux s'est approche et m'a reveille en sursaut, ce qui l'a fait flipper aussi. Y'en a meme un qui m'a balance une bouteille en plastique vide apres.

Au petit jour ils sont passe me revoir pour se foutre de moi mais j'etais pas assez reveille pour reagir donc ils se sont lasse.

Encore une visite matinal de parc ( y'avait que ca dans le bled ) , une sieste au bord du lac et je me dirige vers Kobe pour enchainer sur Osaka.

Kobe c'est propre, beau et neuf ( le tremblement de terre date de 10 ans ).
La ville est entre les montagnes et la mer.
Je pensais faire une halte a la plage de Suma pour faire un peu de beach volley mais a 9h du mat , y'a peu de motives.

La fatigue s'est tellement accumulee au cours de ces courtes nuits et de ces longues journees qu'au lieu d'arriver a midi a Osaka je mets 4 heures de plus.
Je traine la patte et je m'arrete tout le temps sous un soleil de plomb.

Comme quoi dans la vie, le plus dur est toujours de finir, pas de commencer.

Donc je visite rien et j'atteins Osaka en fin d'aprem juste a temps pour regarder la demie-finale du base ball a la maison avec Bertrand.

Le bilan de ces deux voyages a velo est que :
- c'est plutot conseille de faire ca avec un velo de cyclisme
-il faut se munir de cartes plus precises pour eviter la montagne et eviter les zones industrielles
- les japs sont prets a vous aider
- il faut vraiment prendre son temps car je mets toujours une semaine a m'en remettre tellement je suis creve

Je pensais revendre mon velo a Osaka histoire d'en tirer de quoi aller au resto au moins.
Puis j'ai retrouve un ancien pote de taff. Pendant la soiree je lui propose de lui donner car il s'est fait voler le siens.
Cool, mon biclo va pouvoir servir a quelqu'un d'autre, ca lui fera une troisieme vie.
Quand on se separe du resto en fin de soiree je m'apercois qu'on me l'a chourre.
Moi, qui me suis fait controle par la police 4 fois...
Ce que Osaka donne, Osaka le reprend.

mardi 25 août 2009

DAY TEN









Ako - Akashi : 80 km



Encore une courte nuit au pays du soleil qui se leve a 5h du mat. Ayant dormi dans le parc de la ville, ca me permet de faire du tourisme ultra-matinal.


Ensuite je me dirige vers Himeji dont le chateau est une des plus beaux du Japon selon moi.


En chemin je m'arrete a cote d'un champ, interpele par la taille enorme d'une espece de poire geante. Je vais voir le vieux paysan qui en a plein sa brouette et il m'explique dans un japonais de campagne qu'en fait ce sont pas des fruits mais plutot un truc sans saveur qu'on prepare avec du vinaigre ou autres assaisonnements. Ca se vend pas tel quel ( de toute facon ca tient pas dans le caddie) Vu le nombre de chicots en or qu'il a , c'est pas avec ce legume la qu'il fait son beurre...


Je me ballade dans la verte campagne jusqu'a me perdre et finir sur la route montagneuse que je voulais a tous prix eviter. Heureusement, c'est un chemin qui borde la mer et la montagne m'offre une ombre rafraichissante.


Instant magique : Je m'arrete en haut d'une montee pour admirer la vue, et croise un motard en vadrouille comme moi. On tape la discute et on decide de manger ensemble dans le coin.


Helas dans ledit coin, pas un resto d'ouvert donc la seule solution est que je m'agrippe a son epaule pour qu'il me tire en moto dans les montees, pour rejoindre le resto le plus proche.


J'ai donc reussi a taper une pointe a 35km sans me fatiguer ( les jambes, parce que l'epaule, elle a pris tout mon poids et celui du velo)


Donc le gentil motard habite a Himeji et il m'offre le repas. Comme il est de repos, je sens qu'il passerait bien la journee avec moi, ce qui me deplairait pas mais je dois un peu me presser pour voir le chateau et essayer d'avancer le plus possible pour rejoindre Osaka.


A ma prochaine visite du Japon on fera du touring en moto ensemble, c'est decide.


Ensuite je visite Himeji ou mon velo me fait le plaisir de crever juste devant le chateau.


Je me pose donc pour essayer de le reparer mais pas moyen de trouver la fuite.


Je me pose sur un banc occupe par trois petites vieilles avec qui je commence a discuter. L'une d'entre elles me donne dans l'ordre : une serviette eponge, une cuisse de poulet, un quartier d'orange et un calecon neuf ( allez savoir pourquoi elle en avait un sur elle)


Puis deux mecs tentent de m'aider a reparer le biclo, l'un deux va meme jusqu'a m'accompagner jusqu'au reparateur le plus proche. Ils sont vraiment cools ces japonais.


Donc une rustine et 1300 yens plus tard ( 1000 de plus qu'a Osaka) je peux enfin aller voir le chateau tranquille.


Enfin je reprends la route pour avoir le moins de bornes a faire jusqu'a Osaka le lendemain. Je roule jusqu'a 22h30 et finis epuise dans le parc de Akashi.






DAY NINE




Kurashiki - Ako : dans les 50 km
Leve a 5h30 apres une super nuit passee sur le beton du parc pour enfants, entre la balancoire et le toboggan.
Comme les magasins du vieux centre ville et le bain public n'ouvrent pas avant dix heures, je tue le temps en mode zombie dans la ville deserte.
Puis enfin je visite le etit quartier pittoresque, avec son canal, ses boutiques a touristes qui vendent de l'artisanat traditionnel (qu'on retrouve aussi a Kyoto ).
Ca vaut quand meme le coup d'oeil.
Puis l'heure du depart sonne.
Je decide de traverser Okayama sans la visiter, c'est une ville sans charme particulier.
Au fait Okayama, ca veut dire colline et montagne.
Donc apres une super ballade de 3 heures en rase campagne je me retrouve bloque a la tombee de la nuit dans une cote de la mort.
Je dois donc prendre le train pour rallier mon lieu de camping sauvage suivant.
Apres un demontage eclair sur le quai, je reussi tout juste a attraper le petit train de campagne.
La gare est tellement petite qu'il n'y a pas de guichet mais juste un distributeur.
Dommage j'ai pas le temps de prendre de ticket.
En descendant a Ako, je vais voir un employe de gare pour lui expliquer la situation et il commence a m'engueuler, en me disant que je dois pas monter avec mon velo comme ca.
(Alors que ca prend pas plus de place qu'une poussette )
Donc quand il me demande de quelle gare je viens pour fixer le prix de mon billet je lui sors une gare a deux station de celle ou je suis arrivee.
Hop, un billet a 75% de reduc!
Ca t'apprendra a raler pour rien Yamamoto!
Une fois en ville, je cherche une source thermale pour oublier les montagnes d'Okayama.
Ako est une petite ville touristique assez riche dont l'economie repose principalement sur les sources chaudes.
En gros , ca veut dire que y'a plus un chat apres 8 heures dans les rues bien propres.
C'etait sans compter sur la HYOUGOU KEN POLICE PATROL...
Instant tragique : Alors que je brulais tranquillement un feu rouge dans cette ville deserte, j'entends dans un haut-parleur : le velo gris ! veuillez vous arreter!
Il faut savoir que depuis le depuis du voyage, j'ai deja subi 3 controles d'identite et verifications du velo ( faut croire que j'ai l'air louche)
Donc de la voiture de police sortent les Laurel et Hardy de la police de proximite.
Ils me demandent pourquoi je respcete pas les feux mais j'ose pas leur repondre que si je le faisais, je serais encore pres de Tokyo...
Ensuite vient le controle des papiers et comme ils ont jamais vu de passeport etranger je leur explique 4 fois ou commencent mon nom et mon prenom.
A chaque fois que Elliot Ness transmet les infos au QG par son talkie-walkie, ca resonne dans celui de Colombo puis dans le megaphone de la voiture donc tout le quartier est au courant que je suis ne dans les Hauts de Seine. (92)
Enfin Manix me fait la morale en me repetant que je dois bien cooperer avec la police parce que ils font leur metier et c'est pas rose tout les jours.
Je devais avoir l'air recalcitrant en short-claquettes.
Bref, ca a pris 20 minutes pour 3 fois rien mais desormais les rues d'Ako sont sures.
Enerve, j'ai abandonne l'idee du bain pour squatte le parc municipal afin de partir le plus vite possible le lendemain.